Donner de l'espoir. Sauver une vie.

Donner de l'espoir. Sauver une vie.
Esch/Alzette
Mercredi 20 septembre 2017

Au Luxembourg, tous les ans, des personnes sont touchées par des hémopathies malignes telles que la leucémie. Chez ces patients, la moelle osseuse, source de toutes les cellules du corps, est si lourdement touchée qu’en l’espace de quelques semaines seulement, les cellules ne produisent plus de globules rouges ou blancs fonctionnels ou de plaquettes fonctionnelles. Essoufflements, saignements, infections graves ou aiguës et, en fin de compte, la mort peuvent en être les conséquences.

Däin Don. Meng Chance.

Malgré des possibilités de traitement en constante évolution, une greffe de moelle osseuse ou de cellules souches de donneurs sains constitue souvent la seule chance de guérison. Mais trouver un donneur compatible est loin d’être simple : chez un quart des patients atteints seulement, l’on trouve un donneur au sein de la famille. Tous les autres sont tributaires de donneurs bénévoles. C’est un parcours fait d’incertitudes, d’espérance et d’angoisse. Une course contre la montre qui, malheureusement, connaît encore trop souvent une triste fin. « Däin Don. Meng Chance », tel est le slogan de l’Association Don de Moelle, qui depuis 2000 œuvre pour la sensibilisation, l’information et la promotion du don de tissus. L’objectif de l’association, avec la fondation Stefan Morsch, est d’élargir la base de données mondiale et les chances de guérison en gagnant des donneurs potentiels. « La probabilité de trouver un donneur non apparenté est de 1 sur 1.000.000. Il est donc d’autant plus important de recruter un grand nombre de donneurs. Chaque donneur augmente les chances de trouver un donneur compatible pour les petits et les grands patients », explique Claude Hemmer, Président de l’Association Don de Moelle.

« Dans le meilleur des cas, avec un don, on peut faire don d’une vie... »

Les personnes souhaitant apporter leur aide peuvent désormais s’enregistrer au CHEM dans le cadre d’une action de typage les 28 et 29 septembre. L’insertion dans la base de données comprend une prise de sang, après en avoir été informé en bonne et due forme. Ensuite, les caractéristiques tissulaires sont déterminées en laboratoire, enregistrées dans le fichier du donneur respectif et transmises au registre central (ZKRD), où sont transmises les demandes de recherche pour les patients au niveau mondial. Afin d’éliminer au maximum les risques liés à la greffe pour le patient, les critères suivants doivent être remplis lors du typage :

  • Âge limite : 40 ans
  • Deux grossesses au maximum
  • Poids supérieur à 50 kilos
  • Être en bonne santé

 La probabilité d’être effectivement éligible en tant que patient enregistré est d’environ 5 %. Dans ce cas, le donneur est contacté et convoqué pour des analyses supplémentaires. Après avoir entièrement exclu tout risque pour la santé, dans 85 % des cas, le don se fait ensuite au moyen d’un prélèvement de sang périphérique. « Cette méthode absolument sûre consiste à collecter des cellules souches du sang du donneur. Les possibles effets secondaires sont des douleurs osseuses, musculaires ou des maux de tête de courte durée. Mais si cela permet de donner une nouvelle vie à une autre personne, on l’accepte volontiers », dit Claude Hemmer.

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Information

 L’action aura lieu le 28 septembre de 9 h à 17 h dans l’entrée du CHEM à Esch-sur-Alzette. Le 29 septembre, l’action se déroulera de 9 h à 17 h à Niederkorn.

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